Avril 2015

Analyse des tendances - SIDO 2015

Le 7 et 8 avril 2015 s’est tenu à Lyon le salon Sido, showroom professionnel de l’Internet des Objets. Plus d’une centaine d’exposants ont été au rendez-vous : des industriels, des laboratoires de recherche, des start-ups, des investisseurs, des designers… ayant néanmoins une caractéristique commune : œuvrer pour les objets connectés.

Les conférences qui se sont déroulées tout au long de ces deux journées ont abordé les différentes facettes des objets connectés comme la technologie, les leviers de croissance, les diverses applications et le droit. Autant d’informations qui permettent de dégager les différentes tendances concernant l’internet des objets.

De nouveaux Business Model tournés vers les services

L’internet des objets est considéré comme une innovation de rupture ce qui implique que les structures du marché vont être modifiées entraînant au même titre des changements des chaînes de valeurs externes de l’entreprise. Ainsi, ce sont les Business Model des entreprises qui vont devoir s’adapter à leur nouvel écosystème.

C’est pourquoi il est nécessaire que les entreprises redéfinissent leurs offres et leurs promesses clients en imaginant le bénéfice utilisateur. Ainsi les entreprises sont vouées à développer des compétences nouvelles en plus de leur cœur de métier : la chaine de valeur interne de l’entreprise doit être revisitée et mêler recherche, marketing stratégique et design.
C’est en combinant toutes ces dimensions qu’une entreprise sera en mesure d’offrir la bonne technologie destinée au bon usage et au bon prix.

Les objets connectés au service de la santé et du sport

Le nombre de personnes âgées augmente plus vite que les logements spécialisés et adaptés à les recevoir.
De ce fait, le maintien à domicile est une solution plus pratique, plus conviviale et également moins coûteuse et qui devrait se déployer plus facilement grâce à l’internet des objets.

Les objets connectés seraient aussi une aide pour lutter contre l’inobservance (le non suivi du traitement par un patient). Cela s’explique à 25% par des oublis, mais aussi parce que le malade ne souhaite plus prendre son traitement car trop douloureux, ou trop pénible.
Ainsi, les laboratoires et autres professionnels de la santé peuvent miser sur un packaging plus explicatif, mais l’électronique peut être d’une plus grande aide.

En ce qui concerne le Quantified Self, les dispositifs existants sont encore jugés imparfaits et décevants car incapable de mesurer avec précision le nombre de pas que l’on fait, les calories brulées… etc.
D’ailleurs, 30% des bracelets connectés sont abandonnés après 6 mois d’utilisation.

La gestion des données : le noyau dur du marché des objets connectés

Les objets connectés sont une source de plus en plus importante de génération de données. A l’échelle mondiale, le nombre de données est doublé tous les 14 mois Ainsi, on estime qu’en 2020, 50% des données dans le monde proviendront des objets connectés.
Ces données pourraient remplacer les enquêtes de consommation : elles sont moins chères, opèrent en temps réel et permettent d’anticiper les attentes des consommateurs.
En revanche, même si les données ont le potentiel de devenir un vivier de rentabilité pour les entreprises qui développent la capacité de les transformer en information, un problème épineux revient très souvent : la confidentialité et la gestion de la vie privée.
Aujourd’hui, le droit n’est pas d’une grande aide pour résoudre ce problème car dans le cadre juridique, la donnée est qualifiée de façon confuse puisqu’on ne parle pas de données mais de personnes.
Il est donc important que des politiques de sécurisation soient mises en œuvre afin de garantir la confidentialité et l’anomymisation des données, afin que le consommateur ne fasse pas les frais d’éventuelles divulgations.

Et le consommateur dans tout ça ?

Au travers des objets connectés, le consommateur cherche une expérience, quelque chose de nouveau, qui pourrait être un facteur de fidélisation. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas puisque les bracelets communicants sont rapidement abandonnés. Il est donc nécessaire de connaitre le niveau d’adhérence d’un objet connecté afin d’améliorer son utilisation de façon quotidienne.

Ainsi, il est important que les entreprises adoptent la bonne approche du consommateur avec un marketing stratégique clair, un bon positionnement et un ciblage précis. De ce fait, en proposant une application gratuite qui accompagne l’objet, les entreprises se placent dans une logique de freemium qui permet de toucher beaucoup de monde avec un bon prix.

Dans le cadre de la santé et du bien-être, le consommateur/patient a un rôle qui devient encore plus important. En effet, en faisant du monitoring et en échangeant ses données physiologiques avec son médecin « le patient devient acteur de sa santé ».

Pour en savoir plus, consultez notre note de synthèse :

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Note de synthèse - SIDO 2015